Mes ancêtres, ces nomades: le geomapping généalogique

C’est en collectant tous les actes de naissances, mariages et décès que j’ai découvert tout le chemin que mes ancêtres avaient parcouru pendant des siècles pour terminer dans la ville où je suis né. Mes ancêtres patronymiques étaient-ils des grands nomades? Apparemment non.

Je remonte en 1688 sur la branche de mon patronyme, et pour l’instant impossible d’aller plus loin. Du coup, à défaut de pouvoir trouver plus d’informations sur la lignée j’ai décidé de commencer à me pencher sur mes ancêtres eux-mêmes. Ces individus qui, plus que d’être des noms et des dates dans un logiciel de généalogie avaient une vie bien à eux, une profession (manouvriers) et apparemment pas une grosse envie de bouger.

Mon ancêtre patronymique le plus ancien vient de Ménil-sur-Belvitte, charmant petit village des Vosges qui ne compte aujourd’hui pas moins de 312 habitants dénommés les Ménilois. Selon la page Wikipedia, le village comptait 391 habitants en 1793. Inutile de faire des recherches très poussées pour comprendre que ça n’a jamais dû bouger des masses dans le coin, ce qui a pu expliquer le départ de mes ancêtres. Ou pas.

Map

Peu importe la raison, ce qui compte c’est qu’ils aient fini par bouger. Après avoir mis une centaine d’années pour faire 4 kilomètres, ils se sont retrouvé à Sainte-Barbe vers 1782, puis à Haillainville (20 kms) en 1828, à Essey-la-Côte (4 kms) jusqu’en 1893 pour enfin atterrir à Nancy (50 kms) à la toute fin du 19ème siècle. Ils auront donc mis plus de 200 ans pour faire 80 kms, soit moins de 400m par an. Bonne moyenne.

Trêve de plaisanterie, il semblerait que la raison principale pour laquelle on changeait de ville à l’époque était le mariage. En effet, toutes les « destinations » sont les villes dans lesquelles sont nées les épouses de mes ancêtres et c’est également là que les mariages étaient célébrés. Il est intéressant de noter qu’à l’époque on bougeait par amour, alors qu’aujourd’hui on bouge plutôt pour trouver du travail…

Les générations suivantes auront bougé un peu plus (mais pas beaucoup), et je me retrouve encore à avoir pas mal de famille dans la région. Maintenant il ne me reste maintenant plus qu’à accepter que je suis d’origine Vosgienne :-P

7 comments

  1. Le mariage dans le village de la mariée, sauf avec les révolutionnaires qui un temps ont brisé la « tradition ». Qui finalement avait du bon, brasser les gênes, une bonnes chose. Dans des conditions de vie plu sdures (ile, haute montagne, etc) ce brassage n’était pas possible et les curés devaient vérifier la non-consanguinité.

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    1. Bonjour à vous deux et merci de vos commentaires. Effectivement je pense que dans certains villages de 3-400 habitants le problème de la consanguinité pouvait vite se poser et qu’il était alors « sage » d’aller se marier ailleurs. Je me perds moi-même en essayant de retracer certains liens de parenté avec tous les supports actuels, je n’imagine même pas le casse-tête que devait représenter certaines familles pour les curés de l’époque :-)

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  2. « Bouger par amour » ..hum
    N’oublions pas que pour la plupart des mariages de nos ancêtres étaient des arrangements entre familles. Seuls les mariages d’département ou région :)

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  3. De plus, le secteur que vous avez sillonné ressemble à s’y méprendre au parcours des ancêtres manouches de ma fille, manque Raon l’Etape, Gerardmer et Vologne dans le vôtre…

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