Les Lorrains du XVIIème siècle

Bonjour à tous!

Les vacances sont finies et ce post sonne l’heure du retour au travail (le vrai) et à mon activité généalogique.

Quoi de mieux pour commencer une nouvelle série de posts que d’essayer de mêler généalogie, histoire et philosophie et de se demander le plus simplement du monde: mais qui sommes-nous? Une question très profonde pour se remettre les cellules grises en activité.

Pour moi qui rentre à peine de vacances de Bretagne (Saint-Malo très exactement), j’adorerais avoir à répondre à cette question si elle m’était posée en tant que Malouin. Je gonflerais le torse, fixerais mon regard sur l’horizon et dirais un truc du genre: « je suis le descendant de fiers Malouins, tour à tour explorateurs, navigateurs, corsaires et commerçants, habitant une ville cent fois assiégée mais jamais capturée, symbole de la résistance aux anglais au XVIIème siècle et fer de lance de la philosophie des lumières au XVIIIème siècle. » Bref, un truc qui sonne bien et qui impressionne le badaud.

Le problème c’est que je suis Lorrain, et que du coup la réponse ne sera pas exactement de cet acabit. En fait, à en croire l’« Extrait du mémoire touchant les duchés de Lorraine et Bar, dressé par Monseigneur le Duc de Bourgogne, en 1698 », elle serait même complètement différente.

En voici un  extrait:

La Lorraine n’est pas si peuplée à beaucoup prés que les autres provinces du royaume, cependant la terre y est partout très bien cultivée, ce qui marque combien les hommes y sont laborieux, mais aussi sont-ils très grossiers, et cet esprit pesant, qui se fait connaître par un langage très désagréable, et répandu sur la noblesse comme parmi le simple peuple, il n’y a que la guerre et les voyages qui les puissent former à l’air du monde et ce n’est pas qu’il n’y a parmi eux d’excellents génies propres aux sciences et aux belles lettres, mais ils ne sont pas communs: plus on s’approche de l’Allemagne, plus on trouve de lenteur dans leur manière; au reste ils sont en général extrêmement attachés aux anciens usages, ils ne se peuvent pas résoudre à les changer, s’ils n’y sont contraints par la force; mais la contrainte est chez eux sujette à des grands inconvénients, car ce peuple, naturellement pesant et patient, s’anime d’une férocité toute singulière quand il est une fois irrité. 

Et la traduction, qui pourrait servir de réponse à ma question initiale:

On est des bons paysans. Par contre, il vaut mieux ne pas nous entendre parler car, en plus d’avoir un accent à couper au couteau, ce qu’on raconte n’est pas souvent bien intelligent. On a bien quelques mecs qui sortent un peu du lot, mais vraiment pas beaucoup. Pour combler le tout, nous sommes fermés d’esprit et complètement inflexibles. Et inutile de nous le faire remarquer, vous risqueriez d’en prendre une !

Maigre consolation, il semblerait que plus on va vers l’Allemagne, plus ca empire. Du coup je vais changer de regard sur les Alsaciens (que je salue au passage) qui n’ont vraiment pas de bol. Quelle idée d’appeler une pizza flamenkuche aussi, ils l’ont vraiment cherché :)

Trève de plaisanterie, je tenais juste à partager ce petit bijou trouvé au cours de recherches faites pour essayer de mieux comprendre le contexte dans lequel vivaient mes ancêtres. Je suis plutôt fier d’être Lorrain!

Et vous, vous êtes fiers de vos racines ?

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