De la frustration de trouver un plan pour écrire son histoire familiale

Bonjour à tous,

À vous lire sur internet, il semblerait que la plupart d’entre nous, généalogistes, avons la même finalité: écrire toute ou partie de l’histoire de notre famille pour pouvoir la transmettre. En tout cas c’est mon but.

Quand on commence à y penser on se dit que ça sera facile: on fait des recherches, on les consolide, on embellit le tout du contexte historique et autres fioritures et le tour est joué. Et c’est quand on s’y met vraiment que les problèmes commencent…

Je suis exactement dans cette phase de mes recherches où j’ai assez de matière pour commencer à écrire quelque chose qui tient la route pour chaque branche de ma famille, et donc à me demander comment je peux organiser ces informations de la façon la plus intelligente qu’il soit.

Problème: je ne trouve aucune structure qui me convienne, et pas plus de réponse sur internet qui me permette d’avancer vraiment.

Le but ce billet n’est pas de vous refaire une liste complète de tous les plans possibles et imaginables: le sujet est traité de manière exhaustive sur la toile (par exemple en suivant ce lien, ce lien ou encore ce lien) et je ne pense pas pouvoir apporter plus de valeur ajoutée que ça à tous ces différents billets. Mon problème est qu’aucune des solutions proposées ne me conviennent vraiment.

Dans toutes les options proposées, celle qui me tente le plus est celle du plan dit « chronologique », car il a l’avantage d’être structuré de manière à rendre le récit lisible et de pouvoir couvrir tous les ancêtres de la branche à traiter. Du moins c’est ce que je croyais, et c’est en commençant à coucher l’histoire de mes ancêtres sur papier que je me suis rendu compte de mon erreur.

En effet, le plan chronologique utilise généralement la structure suivante:

I. Louis LEROY (1658-1738)

Louis LEROY est le plus ancien des ancêtres LEROY connus. Il est né vers 1658 à Pont-à-Mousson (54) ou il a exercé la profession de mercier. Il s’est marié le xxx avec Marie Magdeleine TREIZIN avec qui il a eu 9 enfants, dont Piette LEROY qui suit en II.

II. Pierre LEROY (1691-1758)

Pierre LEROY est né en 1691 à Pont-à-Mousson ou il exerça la profession de mercier comme son père. Il se marie en xxx avec Marie LALLIOT avec qui il a eu x enfants, dont Louis LEROY qui suit en III.

Etc.

Bien qu’apparemment le « moins pire de tous », le problème majeur que me pose ce type de plan est le suivant: chaque ancêtre « direct » de la lignée aura son paragraphe dédié (ici, les LEROY), mais pas les autres. Dans mon exemple ci-dessus, qu’en est-il des ancêtres de Marie LALLIOT ? Si je remonte l’histoire de ses parents jusqu’au XVe siècle, où suis-je censé en parler ? Créer une sous-section en ordre chronologique inverse est évidemment la dernière chose à faire dans un plan chronologique (sauf à vouloir voir son lecteur finir en asile psychiatrique :)).  La seule solution est-elle donc de se contraindre à résumer toute son ascendance au moment où je parle d’elle ? Un peu réducteur, surtout si quelqu’un sort un peu du lot quelques générations avant elle…

Évidemment c’est facile de critiquer sans forcément avoir de solution à proposer. J’ai bien pensé à sortir de l’aspect « littéraire » de mon histoire familiale et de me tourner plus vers une structure de « catalogue », dans laquelle chaque ancêtre aurait sa place, par exemple en les classant par ordre de sosa… sosa 1, sosa 2, sosa 3, etc.

Avantage: on n’oublie personne.

Inconvénients: on délie complètement les personnes de leur contexte géographique et familial, et le sosa 156 se retrouvera à 156 paragraphes de son père ce qui peut rendre les choses vraiment compliquées à lire et empêche toute continuité dans la façon de raconter l’histoire.

Alors voila, j’en reviens toujours à penser que le plan chronologique est « le pire des plans à l’exclusion de tous les autres » (merci Winston). Cela ne me satisfait pas, mais je suis dans l’incapacité de trouver une meilleure solution.

Et c’est la raison pour laquelle je m’en remets à vous, chers lecteurs :)

Je pense que nous rencontrons tous ce type de problèmes. Peut-être que ceux qui ont vraiment commencé à écrire avec ce plan ont trouvé un moyen de rendre la chose moins frustrante et d’inclurele plus de sosas possible ?

Un grand merci pour vos retours!

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16 commentaires

  1. Je n’ai pas encore réussi à me faire un avis définitif sur la question, même si je confirme que c’est mon but “ultime”. Ce que j’imagine (sans m’être confrontée à la réalisation donc ça reste théorique) c’est un chapitre / tome par zone géographique afin de garder une cohérence, et à l’intérieur des sous-chapitres chronologiques sur les différentes lignées patronymiques (avec des renvois entre les lignées). Mais encore une fois, je ne me suis pas encore lancée, donc pour l’instant j’écris des articles de blog qui me serviront de briques à intégrer à mon futur récit…

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    1. Pour ma part voilà le plan choisi
      – Méthodologie de recherche : sources, France, étranger, obstacles, numérotation des individus, conservation des documents (sources primaires), construction, évolution du document, utilisation, aide à la compréhension, exploitation
      – chapitre pour les 4 familles parents et grands parents, qui tient compte de la situation géographique, du plus grand (région) au plus petit (village)
      une fiche par ancêtre pour lesquels je possède des infos, mêmes minimes, présentée de façon chronologique
      – psychogénéalogie.
      Il n’y a en principe pas de redondance, mais si elle existe cela sert le lecteur qui peut lire les fiches ou les chapitres familles pour eux-mêmes
      Dites moi si cela vous aide
      CL

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  2. Je n’ai jamais eu de souci pour adopter un plan chronologique pour mes livres de famille. Et les lecteurs qui ont lu les premiers ont été également les premiers à me commander les suivants.
    A mon avis, cette façon de faire permet justement de parler de TOUS les individus que l’on a retrouvé et de dire “un petit quelque chose” même s’il n’y a pas grand-chose à dire pour certains.
    Dans le cas d’ancêtres particulier (personnage célèbre, repris de justice… ), il y a toujours la possibilité de faire une publication spéciale.
    J’ai souvent mis en ligne, à diverses occasions, des extraits de mes livres déjà publiés.

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  3. Bonjour, je ne pense pas qu’il y soit possible de conter l’histoire d’une famille en suivant uniquement un plan chronologique- vous en mesurez bien les limites- . La chronologie est certes incontournable mais à la longue cette approche lasse. Chaque histoire familiale est unique et au fil des découvertes, on se rend compte que l’on s’attache à certains de nos ancêtres. Pour d’autres (vie plus riche, destin extraordinaire ou abondance de renseignements), on accumule plus d’informations. Ceci pour dire qu’inévitablement, les “chapitres” seront disproportionnés et que finalement c’est les événements vécus par nos ancêtres qui vont orienter le cours de notre récit et sa forme. Je n’ai pas encore systématisé l’histoire de ma famille en un récit structuré. Ce à quoi je me suis attachée à ce jour, c’est, à partir de mes souvenirs, de ceux de mes parents, du contexte géographique, professionnel, sociologique à écrire des chapitres plus ou moins longs de l’histoire de famille sur les 3 générations qui m’ont précédées en prenant en compte le couple et ses enfants, chaque chapitre étant précédé d’un bref rappel des ascendants. Autant dire que j’ai commencé par le plus facile, la fin, mais je n’envisage pas pour autant une chronologie à rebours. Comme pour beaucoup de généalogistes, au fil des générations on s’aperçoit que la branche agnatique est plus développée que la branche cognatique. J’ai donc accepté que les femmes soient moins bien représentées. Pour mes ancêtres plus lointains, j’estime que je n’ai pas encore assez de matière, encore trop de points d’interrogations.
    L’important est de commencer à partir de fiches bien organisées. Les histoires familiales sont protéiformes et ne sont pas figées, elles vivent et évoluent au fil de nos découvertes. ,

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    1. Bonjour,
      Vous écrivez “J’ai donc accepté que les femmes soient moins bien représentées ” , pourtant on est presque sûr à 100% que ce sont elles nos “vraies” ancêtres , non ? par les hommes c’est moins sûr …..

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      1. Bonjour Jean, j’ai écrit: »au fil des générations (…) J’ai donc accepté que les femmes soient moins bien représentées ».
        Je suis tout à fait d’accord et d’autant plus consciente que mon grand-père côté maternel était un enfant naturel ! Ce qui nous prive donc d’un pan considérable de nos ascendants. Ce que je voulais dire, c’est que quand l’on remonte jusqu’au 17ème , 16ème, la mère ou bien n’est pas nommée ou n’apparaît que son prénom dans les actes, en tous cas dans les paroisses sur lesquelles j’ai été amenée à travailler. Mais quelle frustration là aussi !

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    2. Liliane, c’est a peu près ce que je suis en train de faire. J’écris en chrono mes mémoires illustrées par les visuels les plus importants dont je dispose. Comme vous, je remonte sur trois générations; en général j’ai eu la chance d’en connaitre deux et entendu parler de la troisième. Pour mes lecteurs qui souhaiteront en savoir plus j’associerai un second ouvrage qui contiendra les fiches des générations plus lointaines et les photos importantes que je n’aurai pas pu glisser dans mes mémoires mais qui méritent d’être transmises. J’y ajouterai également les documents de famille qui doivent être a disposition de la postérité. Ce deuxième tome est en fait un fourre-tout mais il me semble que cela me permettra de garder plus de fluidité et de légèreté dans la présentation de mes mémoires.

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  4. Réflexions intéressantes qui font parties des miennes également. Quel que soit le plan, il faut faire des choix. Les blogs ont l’avantage de pouvoir s’affranchir de cette question et d’écrire en fonction des recherches en cours et des inspirations. Le plan chronologique a l’avantage d’être facilement compréhensible par les lecteurs. J’avais d’abord en tête d’écrire des chapitres ou livres spécifiques pour les différentes branches patronymiques à partir des mes arrières-grands-parents. Le lien avec les branches maternelles peuvent alors se faire au sein de chapitres au fur et à mesure du récit avec une explication sur l’origine, quelques éléments de leur vie et un arbre permettant de visualiser l’origine de cette branche. J’ai aussi en tête d’écrire l’histoire de mes ancêtres qui ont vécu dans un village depuis 1686 jusqu’à 1933. C’est également une solution qui a le mérite de pouvoir approfondir l’histoire des lieux, les évolutions des usages et des coutumes, le lien avec l’histoire… Je pense en tout cas qu’il faut composé avec les données en sa possession, et en fonction des affinités que l’on a avec telle ou telle lignée.

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    1. Je rejoins un peu Sébastien dans ma façon de faire. Ca me parait, à mon sens, un peu ambitieux de retracer toute l’histoire familiale dans un seul récit/document. Pour ma part je vais écrire sur des individus en les regroupant par famille/branches. Si j’ai beaucoup de matière, je vais écrire par exemple sur un couple et leur descendance sur une ou deux générations (il me semble nécessaire de parler aussi des collatéraux, surtout lorsqu’il y a beaucoup à dire sur eux!). Ou alors je vais écrire sur une thématique. En finalité tout va dépendre des informations qu’on a récolté sur nos ancêtres, de nos affinités (car on ne cherche pas de façon égale sur toutes les branches) etc.

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  5. Ecrire un livre sur la famille, demande déjà de la connaitre. Pour cela, il faut profiter que les grands parents voir arrière grands parents sont toujours vivants….leur poser des questions sur leur enfance, la vie des grands parents autrefois etc….souvent, ils sont une mine de renseignements et souvent ils sortiront des photos qu’ils commenteront….lors de ses occasions, il faut toujours avoir de quoi écrire…. Moi, depuis que je fais des recherches depuis l’âge de 10 et demi, je parlais avec ma grand mère, elle nous a raconté son enfance, l’assistance publique; son en voit dans l’Yonne et placé dans les fermes afin d’y travailler…..comment elle a rencontrer son futur, mon grand père; le chagrin qu’elle ressentait de n’avoir pu connaitre ses parents etc…..je notais sur des cahiers….j’ai interrogé les frères et soeurs de papa ainsi que lui même….en fait chacun avait des choses à me dire….et je notais,…..ils reste 3 oncles et une tante, dans le plus âgé à 91 ans la plus âgée 88 ans, et les deux plus jeune sont de 1940 et 1942; je continue de le interroger…….je me suis mis à chercher les frères et soeurs de mon grand père et au fur et à mesure que j’avançais, j’avais toujours des questions à poser….alors au fil des réponses je notais…..et puis la joie de retrouver des cousines etc….échanger des photos qui parlent d’elles mêmes; et puis, savoir écouter ses personnes qui sont des encyclopédies et qui nous donne souvent des indices et que nous trouvons au fur et à mesure des recherches….pour cela il faut de la patience, car nous menons une enquête….et souvent ses enquêtes nous emmènes loin mais aussi, apportent de bonnes et mauvaises nouvelles….avec les actes à l’appui, les contrats de mariages, les recensements, les fiches matricules; et les mystères dans une famille etc….tout cela est à noter; et l’on revient alors comment cela se passait au village, si ils sont connu la Grande Guerre, etc…..et toujours continuer d’interroger, de lire la presse ancienne qui parfois amène une réponse que l’on cherchait depuis longtemps…..il ne faut rien négliger….et avec tout cela, on peut faire un livre…..commencé par nous ou nos parents parler de leur vie actuelle, et amène la suite par une question qui nous amènera à parler des grands parents etc; l’époque ou il vivait etc….et la, les notes prises au fil du temps avec les lieux etc, nous seront d’un grande aide…et bien sur ne pas hésiter à demander de l’aide quand nous avons un mur….sur les forums de généalogie…..et à plusieurs nous arrivons à débloquer une situation…..mais pour cela il faut être patient, minutieux, ne pas courir et surtout prendre le temps de bien verifier chaques personnes sur les actes etc….et l’entraide est importante en généalogie….car souvent ont apprends des choses qui nous serviront par la suite et qui agrémentera l’histoire de la famille, de la nuit des temps à nos jours……

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  6. L’aspect chronologique ne me gene pas trop en général. Cependant j’ai plusieurs faits divers ayant pour sujet principal des collatéraux je ne sais comment les intégrer. Au niveau des parents ou de mon sosa frère ou soeur de cette personne ?pas évident surtout que cela a pu impacter plusieurs générations

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  7. Pour ma part, je suis parti des deux constats suivants :
    1. Les ascendants contemporains du de cujus sont peu nombreux mais chacun d’eux bénéficie d’un volume d’informations souvent important. Inversement, les ancêtres plus éloignés sont plus nombreux mais disposent chacun (en général) de données moins volumineuses (sauf en cas de raccordement à la noblesse)
    2. La stabilité géographique des ascendants s’établit généralement à la charnière entre le 17e et le 18e siècles.

    Partant de cela, j’ai jugé inopportun de vouloir appliquer à tous les ascendants un traitement identique dans l’histoire de la famille. Le de cujus étant mon petit-fils né en 2011, j’ai choisi de partir de tous les ancêtres les plus éloignés et de montrer dans le récit comment on arrive à lui. Dit comme cela ça paraît infaisable, mais voici mon plan en 16 chapitres :

    Après une introduction explicative, les 8 premiers chapitres sont consacrés à l’histoire des 8 couples des arrière-arrière-grands parents du de cujus et de leurs ascendants.
    Les chapitres 9 à 12 traitent de ses arrière-grands-parents
    Les chapitres 13 et 14 traitent de ses grands-parents
    Le chapitre 15 traite de ses parents
    Le chapitre 16 traite de lui-même

    Dans chacun des 8 premiers chapitres, on applique le plan chronologique classique en partant du plus ancien ancêtre connu du nom et de sa descendance (limitée à celle présentant un intérêt). Les données étant relativement peu volumineuses, on peut traiter au passage les ascendants cognatiques les plus intéressants, les remariages et éventuels implexes. Dans les cas particulier trop volumineux, il peut être utile de renvoyer à une annexe en fin d’ouvrage pour ne pas alourdir le récit principal. Pour l’enfant dont l’histoire figure au chapitre 9, 10, 11, ou 12, on s’arrêtera à son union. On trouve aussi dans ces chapitres les données propres à la contrée géographique commune.

    De la même façon, les chapitres 9, 10, 11 et 12 racontent l’histoire des arrière-grands parents du de cujus et de leur descendance, en s’arrêtant pour les grands-parents traités aux chapitres 13 et 14 à leur union. Ces chapitres 13 et 14 racontent l’histoire des grands parents et de leur descendance, en s’arrêtant pour les parents traités au chapitre 15 à leur union. Dans le chapitre 15, on traite les parents du de cujus et leur descendance et le chapitre 16 est consacré à la vie du de cujus.

    On pourra objecter que les premiers chapitres sont décorrélés les uns des autres. C’est vrai, mais il suffit d’une mention en fin de chapitre indiquant où l’histoire se poursuit. L’intérêt est de voir se former les unions des origines jusqu’au de cujus.

    Pour faciliter les évolutions ultérieures, car il y en aura forcément, chaque chapitre a sa propre pagination (00-000).

    Naturellement, ceci ne reflète que mon expérience. Le nombre de chapitres est à adapter, notamment en fonction de la date de naissance du de cujus.

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  8. Bonjour,
    J’ai mis trois ans à trouver le plan de mon histoire familiale dont vous trouverez les chapitres sur le site de Thierry sabot “histoire de mes ancêtres, quatre siècles d’histoire de paysans d’auvergne, du forez et de savoie” et en livre sur amazon.
    J’ai choisi de suivre la transmission du patrimoine foncier et j’ai sélectionné quelques personnalités (hommes ou femmes) marquantes. En complément je renvoie à mon arbre généalogique sur geneanet et j’ai construit un arbre simplifié situant ses personnalités dans la foule des ancêtres dont je descends.
    Bon courage et au plaisir de vous lire
    Danièle Godard-Livet

    Aimé par 1 personne

  9. Bonjour,
    Je trouve toutes ces propositions intéressantes et je pense que chacun va écrire son histoire en fonction d’abord, des éléments qu’il a en sa possession et ensuite selon le plan dans lequel il va se trouver le plus à l’aise. On peut aussi faire en fonction du public auquel cette histoire va être destinée.
    Pour ma part, j’ai réalisé l’histoire de ma branche agnatique suivant un plan chronologique, j’ai presque terminé ma branche maternelle qui fait l’objet d’un ouvrage distinct, car ma famille maternelle (cousins et cousines) ne sont pas forcément intéressés par ma famille paternelle et vice-versa. Pour ma lignée maternelle, je vais toutefois réaliser deux ouvrages différents car elle se divise en deux branches principales d’origine et de mode de vie différents.
    Pour terminer, je ferai un dernier ouvrage regroupant toutes les personnes parmi tous mes ancêtres (directs ou pas) qui auront eu un destin particulier en joignant les explications nécessaires pour situé chacun dans la généalogie correspondante.
    Un ouvrage supplémentaire sera réalisé à l’attention de mes petits enfants et arrière petits-enfants décrivant en détail l’environnement et la vie de tous les jours avec toute l’évolution que l’on a connu depuis le début du XXe siècle.
    Tout ceci est bien entendu illustré par des cartes de région, des photos des différents villages, des photos de famille pour les plus récents et toutes les reproductions qui illustrent des objets ou des savoir-faire disparus.
    Voilà, c’est tout un programme mais j’essaie de l’adapter un peu pour chacun car cette histoire est destinée uniquement à la famille.
    Bon courage.
    Nicole Fort

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  10. J’ai commencé d’écrire l’histoire de ma famille lorsque j’ai été sûre que la branche de mon grand-père paternel ne pourrait pas remonter plus haut (avec l’idée que je rédigerai ultérieurement celle de la branche de ma grand-mère paternel puis de mes deux branches maternelles sur le même modèle). Je suis donc partie du plus lointain ancêtre connu, avec les différentes hypothèses sur les origines (dans mon cas des Suisses arrivés en Lorraine après la guerre de Trente ans) puis j’ai descendu de génération en génération en ouvrant un nouveau chapitre chaque fois qu’une branche “affluente” venait se jeter dans mon arbre. Il se trouvait que chaque branche affluente correspondait à une même profession; c’est ainsi que j’ai pu introduire successivement l’histoire de la branche ancêtres verriers, un autre chapitre sur celle des forgerons de la vallée de la Bruche entre autres.
    Après chaque” confluence”, je reviens au tronc principal en ouvrant encore un nouveau chapitre si l’ancêtre sur lequel j’arrive mérite qu’on s’y attarde (par exemple celui qui était sculpteur sur pierre au milieu du 19ème). A l’intérieur de chaque grand chapitre je détaille les enfants du couple en ouvrant un sous-chapitre sur ceux où j’ai quelque chose à raconter (ceux partis en Algérie ou en Amérique, dans ce cas c’est le sens descendant qui l’emporte).
    A chaque chapitre ou sous-chapitre j’intègre un mini-arbre généalogique que je tire de mon logiciel. J’ajoute aussi bien sûr des photos issues des articles historiques où je me suis documentée, ou de l’encyclopédie Diderot et d’Alambert, de revues, des cartes de Cassini etc….
    J’arrête mon récit après que les enfants de mes grand-parents paternels (mon père et mes oncles et tantes) atteignent l’âge adulte soit le milieu du 20ème siècle. Ce sera à chaque famille de mes frères ou cousins de continuer leur propre histoire s’ils le souhaitent.
    Je commence maintenant la branche de ma grand-mère paternelle. C’est un travail très long et minutieux car je vérifie au fur et à mesure tout mon travail généalogique préalable où je découvre immanquablement des trous que je dois combler avant d’avancer le travail d’écriture. J’ai mis deux ans à rédiger la première branche…
    Pour moi, la meilleure façon de se mettre à son histoire, est encore de se lancer tout simplement, en se laissant couler dans son arbre comme si l’on descendait une rivière.

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